EP36 - FLEURISTE

 

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EP36 - Olivier - FleuristeCaféine_podcast
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🎙Pour ce nouvel épisode, je reçois Olivier,  Fleuriste 🌻 

Depuis tout petit Olivier passait son temps à observer les paysages de son jardin et explorer la multitude de couleurs et d'odeurs qui s'en dégageaient. C'est donc naturellement que le métier de fleuriste s'est imposé à lui. 

Après quelques expériences dans de grandes enseignes, il décide d'ouvrir ses propres boutiques dans le 9ème arrondissement de Paris où il propose une sélection de fleurs et de plantes qu'il affectionne particulièrement. 

Dans cet épisode, Olivier nous parle de la manière dont il sélectionne les fleurs qui seront dans sa boutique, de son travail avec les producteurs en fonction des saisons ou encore de la créativité nécessaire dans son quotidien. 

Sans aucun doute, après cet épisode vous regarderez d'un nouvel œil le fleuriste au coin de votre rue 🌸

 

Je vous souhaite une très bonne écoute ⚡️

EXTRAITS DE L'ÉPISODE 🎙: 

Extrait 1

"Mon intérêt pour les fleurs remonte à toujours. Le végétal c'est quelque chose qui s'est un peu imposé à moi d'une façon générale. Gamin, j'étais dans mon jardin en permanence et mes parents étaient désespérés de ne pas réussir à m'extraire de mon jardin. Cette passion est arrivée très tôt. Et puis après, je ne savais pas si je voulais devenir paysagiste ou fleuriste ou jardinier, ou si c'était plutôt un métier orienté sur le jardin, ou plutôt la fleur coupée, etc.

 

Et puis, au fil des années, ça s'est précisé et je me suis vraiment orienté vers le métier de fleuriste parce que je trouve que c'est un métier qui est très complet, qui allie ma passion du végétal, de la fleur coupée, de la décoration, de l'esthétique travaillée, le sens du beau, etc. Et qui allie aussi le commerce, le contact avec les clients, etc. Donc, c'est un métier qui est très, très complet et c'est ce qui me plaît beaucoup dans ce métier."

Extrait 2:

"Moi, j'ai à coeur depuis plusieurs années de travailler de plus en plus avec les producteurs les plus locaux possible. Ce n'est pas forcément évident parce que la production, comme dans beaucoup de domaines, a été mondialisée. C'est un marché mondialisé avec beaucoup de fleurs d'import qui arrivent d'Equateur et d'Ethiopie, etc. Nous, on essaye au maximum de travailler avec les producteurs français, les producteurs italiens, un peu avec la Hollande quand on n'a pas le choix. Par exemple, sur certaines variétés d'hortensias, j'ai du mal à le trouver en France donc, je vais les chercher en Hollande parce que je ne suis pas assez radical pour me priver de très belles variétés de fleurs sous prétexte que ce n'est pas français. Donc oui, on travaille un maximum avec la production française, beaucoup avec le Var. Il y a un gros bassin de production en Corse, sur la Côte d'Azur pour les pivoines, les roses, etc. On bosse beaucoup avec eux, mais il y a encore quelques produits  qu'on va chercher ailleurs

 

Mais c'est un sourcing assez simple et simple, à la fois assez complexe, parce que le défi, c'est surtout la logistique. Quand tu rencontres un producteur dans le Var qui fait une très belle rose de jardin très parfumée, que j'ai absolument envie d'avoir dans mes boutiques, il faut la faire revenir jusqu'à Paris. C'est tout un défi sur un produit extrêmement fragile, avec une durée de vie forcément limitée. "

 

Extrait 3:

 

"C'est d'abord le produit qui dicte l'énergie d'un bouquet ou une inspiration d'une période de l'année. Et puis, après les tendances sont là. D'une façon plus globale, C'est comme dans la déco, et dans la mode. Il y a des grands courants que tu prends ou que tu prends pas, comme sur les couleurs. On a vu passer le corail il y a trois ans avec une vague de corail et avec beaucoup de corail aussi dans la mode féminine.

Donc, tout ça, ce sont des inspirations. Et puis aujourd'hui, j'ai surtout la chance d'être assez libre, de proposer aussi des choses dont j'ai envie profondément parce que je pense que je vieillis un peu. J'ai de plus en plus envie de faire ce qui me plaît et de faire moins de compromis. 

 

Et j'ai la chance que les clients, d'une façon générale, me suivent. C'est aussi ça la force quand tu commences à avoir une clientèle qui est fidèle et qui aime bien ce que tu fais, qui se laisse aussi guider par l'inspiration du moment. C'est très agréable et finalement, les gens achètent plus des bouquets déjà créés que tu proposes à la vente, ou alors ils créent sur mesure avec toi."

Qu'est ce que tu préfères le plus aujourd'hui dans ton métier?

 

C'est faire des bouquets. Moi, j'adore partir de matériaux bruts, donc tu sélectionne des fleurs et tu veux en faire quelque chose en mouvement. Tu crées quelque chose. Moi, j'ai cette espèce de fascination pour mon artisanat, et même pour tous les artisanat, c'est cette faculté de créer avec ses mains. 

Les clients ont souvent du mal à se projeter. Ils me disent : Qu'est ce que tu vas nous faire comme bouquet cette semaine? Et ils me laisse faire. Ils me voient choisir mes fleurs dans la boutique. Ils demandent un peu ce que ça va pouvoir donner. Ils voient le résultat final et je vois que j'arrive à les surprendre. Et ça, j'adore.

J'aime ce rapport là avec le produit et ce rapport là avec le client. Parce que qu'on a la chance de travailler avec du beau au quotidien. Il y a peu de métiers, finalement, dans lequel tu travailles avec du beau en permanence. Et puis, c'est ce rapport aux gens. Parce que parce qu'encore une fois, tu sais, c'est comme un beau moment de vie. S'il n'est pas partagé, il a beaucoup moins de saveur.

Pour en savoir plus sur Olivier: 

👉  Son compte Instagram : @olivier_fleuriste

👉 Son site internet : https://www.olivier.paris/

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